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Et après...

Quels sont vos objectifs et rêves ?

Charline : Je voulais participer au Camp Inter Zone pour pouvoir rejoindre Laureline et Pauline au Camp National, jouer pour l'équipe de France et enfin intégrer un centre de formation. Devenir une joueuse pro est le rêve de nous trois.

Pauline : En premier, je voudrais décrocher un bon résultat avec l’équipe du RCRBF. Ensuite, comme Charline a dit, mon rêve est l’équipe nationale et l'INSEP (Institut National du Sport, de l'Expertise et de la Performance). Pour l’instant je suis vraiment contente d’avoir reçu l’invitation au Camp National en décembre. D’autant que j’ai subi de nombreuses blessures depuis le début de la saison.

Laureline : Je suis d’accord avec les filles. En mai je vais savoir si je peux intégrer l’INSEP. J’espère évoluer pour pouvoir faire partie de l’équipe nationale dans l’avenir. Pourquoi pas continuer les études aux États-Unis ? Cela pourrait me plaire aussi.

Je vous souhaite tout ça !

Propos recueillis par Gosia BABICKA (basketteuse et... journaliste !)

LES TROIS TALENTUEUSES
 
Nous ne les voyons pas pendant la semaine à Roanne. Par contre, chaque week-end, elles portent nos couleurs roses et noires. Laureline Daresse, Charline Lareure et Pauline Stalars évoluent au Pôle Espoir à Lyon, car, comme elles disent, leur rêve est de jouer au plus haut niveau possible. J’interroge notre trio de championnes Minimes en groupe B.

Pouvez-vous m’expliquer qu’est-ce que c’est le Pole Espoir ?

Charline : Moi, Pauline et Laureline avons passé les sélections départementale, régionale et nous avons présenté un dossier pour rejoindre l’école pour les sportifs à Lyon. 
Nous habitons à l’internat du lundi au vendredi. Nous ne sommes que des sportifs dans notre classe. Tout est aménagé pour que nous puissions nous entraîner chaque jour. Ensuite, pour les week-ends nous rentrons à nos domiciles pour jouer les matches avec notre équipe du RCRBF.

À quoi ressemble votre quotidien au Pôle Espoir ?

Charline : Les jours sont similaires parce qu'il faut se concentrer sur deux choses : les études et le basket. Nous nous réveillons à 6h30. À 7h00 on prend le petit déjeuner et à partir de 8h00 et jusqu’à 15h00 nous sommes à l’école, juste à côté l’internat. Avant l’entraînement qui est entre 17h00 et 19h00 nous faisons nos devoirs, car après il n'y a pas beaucoup de temps libre. Selon les règles à 21h30 nous éteignons la lumière.

Pauline :  En plus nous n’avons jamais le droit de sortir de l’établissement. Tous les immeubles sont près  les uns des autres. Pourtant cela nous ne dérange pas du tout car on est occupé chaque jour.

Laureline : Ma situation est un peu particulière. Dans la mesure où j’ai sauté une classe je suis déjà au lycée. Mon école est à l’extérieur. Pour cette raison j’ai besoin de plus de temps pour tout aménager.

Pourquoi vous avez choisi ce type d'études ?

Charline : Pour progresser au basket. Nous avons plus d’entraînements et ils sont plus exigeants. Nous jouons contre les plus talentueuses filles de la région donc il y a plus de concurrence qu’au club.

Exigences ? C'est-à-dire ?

Charline : Nous avons plus de temps pour améliorer chaque détail. Si on n’arrive pas à faire un exercice il faut répéter plusieurs fois. Nous perfectionnons le jeu individuel et collectif.

Quels sont les autres avantages ?

Pauline : Tout est bien aménagé. L’internat, où chacune a sa propre chambre, les repas et les horaires des entraînements.

Laureline : Et toujours on peut jouer avec le RCRBF et renforcer notre équipe de Roanne.

Alors vous ne jouez jamais avec les filles du Pôle Espoir ?

Non. Nous ne faisons pas de compétitions mais que les entraînements. Parfois nous jouons les matches amicaux contre d'autres Pôles Espoirs. Cependant cela n’a aucune importance.

Avez-vous des moments durs ?

Charline : L’année dernière j'ai subi une période difficile.  Après une blessure, j'avais l'impression de ne plus servir à rien. Heureusement tout est derrière moi et je suis ravie de continuer mes études à Lyon. Il y a une très bonne ambiance et on s'entend tous très bien.

Pauline : Nous sommes habitués. Un seul inconvénient c'est la perte de liens. Nous avons nos aventures à Lyon. Nos amies de Roanne vivent leur vie de leur côté.

Laureline : Je n’ai pas de problème avec la distance. Nos familles nous disent qu’on grandit plus vite, qu'on est plus mature. À mon avis ils ont raison, car forcément nous sommes plus autonomes à Lyon, cela force nos caractères.

Quels sont vos points forts ?

Charline : Je suis une bonne shooteuse à trois points. Je pense avoir un bon esprit d’équipe. J’aime bien encourager et donner les conseils. Mon point fort est la combativité.
Pauline : Grâce à ma taille je suis une menace en défense. Je peux aussi marquer avec un bon pourcentage.

Laureline : Je me sens forte en défense et aux rebonds. Puis, je suis une bonne shooteuse.
Charline Lareure, poste 2 de l’équipe Minimes France : Le basket est mon quotidien. Grâce à ce sport je peux évoluer comme une joueuse et une personne et je me suis fait la plupart de mes amis. En plus, j’ai choisi une structure, qui me permet de vivre à Lyon et d’organiser facilement mes études avec ma passion.

Laurerine Daresse, poste 3/4 de l’équipe Minimes France : Le basket, c’est un sport d’équipe et de partage qui permet de vivre des moments inoubliables. C’est une façon de tout oublier, de penser à autre chose tout en s’éclatant. Cela permet aussi de savoir qui on est vraiment. Ce n’est pas qu’une passion, c’est une manière de vivre, une identité.

Pauline Stalars, poste 5 de l’équipe Minimes France : Le basket c’est ma passion, mon quotidien. Quand je suis sur le terrain je donne le meilleur de moi pour mon équipe. C’est l’ambiance entre nous qui me donne envie de m’entraîner et d’évoluer comme une basketteuse.
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Version française

Propos recueillis par Gosia BABICKA (basketteuse et... journaliste !)

Utalentowane trio
W ciągu tygodnia nie spotkamy ich w Roanne. W każdy weekend natomiast przywdziewają nasze, różowo-czarne barwy. Laurerine Daresse, Charline Lareure i Pauline Stalars rozwijają swój talent w Szkole Nadziei w Lyonie, ponieważ, jak mówią, ich marzeniem jest grać na jak najwyższym poziomie. Rozmawiam z trójką mistrzyń Francji grupy B w kategorii Młodziczek.
Wytłumaczcie mi czym jest Szkoła Nadziei ?
 
Charline : Ja, Pauline i Laurerine przeszłyśmy selekcję departamentalną i regionalną, po czym złożyłyśmy podania o przyjęcie do szkoły sportowej w Lyonie. Zostały one zaakceptowane i już drugi rok uczymy się w Lyonie.
Od poniedziałku do piątku mieszkamy w internacie. W naszej klasie nie tylko my jesteśmy sportowcami. Plan dnia ustalony jest tak, abyśmy mogły trenować każdego popołudnia. W piątki, po zajęciach wracamy do domów, a także do naszej drużyny, by rozegrać mecz ligowy w barwach RBF.
 
Jak wygląda wasza codzienność w szkole ?
 
Charline : Dni niewiele różnią się od siebie, ponieważ należy skupić się na dwóch elementach: nauce i koszykówce. Wstajemy już o 6:30, by o 7 rano zjeść śniadanie. Pomiędzy 8 a 15 odbywają się zajęcia lekcyjne, w szkole, która usytuowana jest obok internatu. Jeszcze przed treningiem, zaplanowanym od 17 do 19 mamy czas na odrobienie zadań domowych. Zgodnie z zasadami o 21:30 gasimy światła.
Pauline : Dodatkowo, nie mamy prawa opuszczać terenu placówki. Wszystkie budynki są w pobliżu, mamy wszystko czego nam trzeba, dlatego też nie przeszkadzam nam ten wymóg. Poza tym, każdy dzień jest wypełniony co do minuty.
Laureline : Moja sytuacja jest szczególna. Mimo, że jesteśmy w tym samym wieku z Charline i Pauline, jestem o klasę wyżej- w liceum. Oznacza to, że moja szkoła znajduje się na zewnątrz naszego ośrodka. Z tego powodu potrzebuję więcej czasu aby wszystko pogodzić.
 
Dlaczego wybrałyście ten typ nauki ?
 
Charline : Aby zrobić postępy w koszykówce. Trenujemy częściej, a treningi są bardziej wymagające. Każdego dnia mierzymy się z najbardziej utalentowanymi koszykarkami z regionu, co oznacza większą konkurencję niż w klubie
 
Co oznacza, że treningi są bardziej wymagające ?
 
Charline : Oznacza to, że jest czas aby skupić się na każdym detalu i korygować wszystkie niedoskonałości. Jeśli coś nam nie wychodzi, nie jesteśmy w stanie wykonać jakiegoś ćwiczenia, próbujemy do skutku, aż dojdziemy do perfekcji. Dotyczy to zarówno gry indywidualnej jak i zespołowej.
 
Jakie są inne zalety tej szkoły ?
 
Pauline : Wszystko jest dobrze zorganizowane. Internat, w którym każda ma swój własny pokój, posiłki oraz godziny treningów.
 Laureline : Co nie zmienia faktu, że nadal możemy grać i wzmacniać naszą drużynę (RBF przyp.red.).
 
W takim razie nigdy nie gracie z koleżankami z Waszej szkoły ?
 
Charline:  Nie. Wspólnie odbywamy tylko treningi. Czasami zdarza się, że gramy mecze towarzyskie przeciw innym szkołom sportowym, ale nie mają one żadnego znaczenia.
 
Czy pojawiają się ciężkie momenty ?
 
Charline : W zeszłym roku miałam taki ciężki okres. Kiedy po kontuzji wróciłam do treningów, czułam się niepotrzebna. Byłam bliska odejścia ze szkoły. Pomogły mi rozmowy i wsparcie specjalistów  Na szczęście ten trudny czas jest już za mną i cieszę się, że kontynuuję naukę w Lyonie. Jest bardzo fajna atmosfera i zrozumienie.
Pauline : Jesteśmy przyzwyczajone do takiego trybu życia. Jedynym mankamentem jest utrata kontaktu ze znajomymi z Roanne. My mamy swoje przygody, doświadczenia w Lyonie. Oni, w Roanne, żyją swoim życiem
Laureline : Nie przeszkadza mi to, że nie mieszkam w domu. Nasze rodziny mówią nam, że dojrzewamy szybciej. Chyba mają rację, bo przecież żyjąc z dala od rodziców musimy być bardziej niezależne, a to wzmacnia nasze charaktery.
 
Jakie są wasze atuty w koszykówce?
 
Charline : Jestem dobrym strzelcem, szczególnie za trzy punkty. Lubię dopingować i motywować moje koleżanki, a także dawać im rady. Dla mnie nie ma piłek straconych, jestem bardzo waleczna.
Pauline : Dzięki mojemu wysokiemu wzrostowi stwarzam zagrożenie w obronie. Rzucam też nieźle z pół dystansu.
Laureline : Czuję się mocna w obronie i w zbiórkach. Jestem też dobrą rzucającą.
Charline Lareure, poste 2 de l’équipe Minimes France : Le basket est mon quotidien. Grâce à ce sport je peux évoluer comme une joueuse et une personne et je me suis fait la plupart de mes amis. En plus, j’ai choisi une structure, qui me permet de vivre à Lyon et d’organiser facilement mes études avec ma passion.

Laurerine Daresse, poste 3/4 de l’équipe Minimes France : Le basket, c’est un sport d’équipe et de partage qui permet de vivre des moments inoubliables. C’est une façon de tout oublier, de penser à autre chose tout en s’éclatant. Cela permet aussi de savoir qui on est vraiment. Ce n’est pas qu’une passion, c’est une manière de vivre, une identité.

Pauline Stalars, poste 5 de l’équipe Minimes France : Le basket c’est ma passion, mon quotidien. Quand je suis sur le terrain je donne le meilleur de moi pour mon équipe. C’est l’ambiance entre nous qui me donne envie de m’entraîner et d’évoluer comme une basketteuse.