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Propos recueillis par Gosia BABICKA (basketteuse et... journaliste !)

Né dans les chaussures de basket

C’est un pur produit du basket roannais. Il a eu sa première expérience dès l’âge de 6 ans. Maintenant, il profite de ses compétences de l’autre côté du terrain. Clément Vacher, s’est vu confier la responsabilité sportive de la nouvelle équipe U15 élite du RBF.
 
Passé par le Coteau Basket en N3 et Feurs en N2, Clément a cherché les défis et la possibilité de constamment s’améliorer. Malheureusement, il n’a pas réussi à éviter une blessure qui lui a fermé la porte au basket-ball professionnel. « J’aurais pu avoir les capacités et c’est pour cette raison que j’ai travaillé pour élever mon niveau et tenté de gravir les échelons petit à petit (R3-N2). Mais ma cheville m’a dit STOP. Donc, je l’ai accepté mais j’ai quand même décidé de rester dans le monde du basket». Pourtant, son choix de devenir entraîneur n’a pas été son premier souhait. Même si depuis l’âge de 15 ans Clément a coaché les jeunes, sa première intention était de devenir infirmier. « J’ai toujours cherché la relation avec les patients. Je me souviens que l’environnement médical m’avait attiré. Je pensais lier ma passion avec cette profession mais la réalité m’avait dégoûté. J’avais observé trop peu de compassion ». Ses expériences l’ont poussé encore vers le basket. Mais cette fois en tant qu’entraîneur. Pour cette raison, il poursuit ses études dans ce domaine. Au début à Saint Etienne, après à Lyon, pour revenir à sa ville natale et continuer sa formation DEJEPS organisée par la Chorale de Roanne.

Quel type d’entraîneur est-il ? «  Je suis en train de me former en tant qu’entraîneur. Je laisse beaucoup de libertés à mes joueuses. Je leur laisse faire des erreurs et ensuite nous les corrigeons ensemble. Pour moi, l’évolution individuelle est plus importante. En effet, pendant les entraînements, nous faisons beaucoup de technique, de tirs et après, au niveau du collectif, nous travaillons une fois par semaine ». Le jeune coach apprécie la collaboration avec ses joueuses. Il trouve que les filles sont sérieuses, rigoureuses et attentives. Dans la salle de basket, il a trouvé ce qu’il avait cherché dans le milieu médical : le relationnel. Clément se focalise sur le bon contact avec ses basketteuses mais aussi avec les dirigeants du RBF.

Quels sont ses plans pour l’avenir ? « J’aimerais bien travailler avec des jeunes U15/U18 ou dans un Centre de Formation. Je trouve que le travail avec des adolescents en plein développement est intéressant et enrichissant. Je m’épanouis quand je vois leurs progrès et la volonté de s’améliorer jour après jour». D'ailleurs, son équipe a réussi à se qualifier en groupe A du Championnat, même si c’est un collectif atypique : « Nous sommes une équipe de petite taille. De ce fait,  nous jouons par le system « five out ». Mes filles sont des joueuses plutôt extérieures et pour cette raison, je les forme selon leurs capacités mais pas selon nos besoins à ce moment ».

A partir de janvier, Clément construit un autre projet : l’Ecole de Basket et il est consacré aux jeunes de 9 à 11 ans. En fait, grâce aux détections au Parc des Sports, il a réuni 20 filles qui s’entraînent  chaque mercredi et disputent ses matchs, les samedis. Le but est de promouvoir le sport féminin, la mise en valeur d’un quartier défavorisé mais aussi pour une éducation par le sport.

Et qu’est-ce qu’il fait pendant son temps libre ? « Je suis une personne très ouverte qui va vers les gens. Beaucoup de mes amis sont ici, nous sortons et passons du temps ensemble. Ensuite, dans l’avenir je voudrai faire une formation BNSSA  (Brevet National de Sécurité et Sauvetage Aquatique). Cela peut-être me permettra de bouger un peu, voir les autres régions. J’ai beaucoup d’idées et j’ai envie de me réaliser dans différents domaines »- avoue à la fin de l’interview notre jeune entraîneur.