L'aventure extraordinaire de Marine "toubab" LAREURE

Une expérience extraordinaire

Elle n’a pas passé ses vacances comme d’habitude. Il faisait chaud mais il n’y avait pas du temps pour se bronzer ou nager. Marine Lareure me raconte son aventure comme bénévole au Sénégal.

Rappelle-moi pourquoi es-tu allée au Sénégal ?

Je me suis inscrite au centre de loisirs près de chez moi. Cet été, ils ont organisé un voyage au Sénégal. Mais notre objectif n’était pas un loisir. Il fallait faire des travaux à l’école et nous voulions aider volontairement. C’était un projet humanitaire.

A quoi ressemblait ce départ ?

On a passé une semaine dans un petit village, Thiago, où nous avons travaillé physiquement. Chaque jour, nous nous sommes réveillés tôt car le chaleur nous a permis de travailler que jusqu’à onze heures en raison de la température.

Qu’est-ce que vous avez fait comme chantiers ?

Nous avons creusé des tranchées dans le sol pour pouvoir faire passer l'eau. Dans les salles de classes, on a fait des saignées dans les murs pour amener l'électricité et on a réparé le sol. Ensuite on a construit une clôture autour du jardin où habituellement, ils mettent des légumes et des fruits.

Jardin ?

Oui. Les élèves apprennent à l’arroser et à le faire pousser etc. Mais, là-bas il y a beaucoup d’animaux en liberté donc il faut protéger ce que l’on veut cultiver.

Vous avez su comment faire tous les chantiers?

Au début non, mais on a travaillé avec deux professionnels qui viennent du Sénégal. Ils nous ont donné les conseils. Maintenant, je suis plus adroite par rapport à l’utilisation du marteau, de la pelle ou du tournevis. Je suis vraiment contente, car je pouvais aider et apprendre des compétences.

Et les habitants, comment vous ont-ils accueillis?

Ils ont été vraiment sympas et gentils. Le jour de notre arrivée, ils ont joué de la musique, ils ont dansé et ils ont chanté. Ensemble, nous avons passé chaque soirée. Soit, ils nous ont appris la danse, soit ils nous ont présenté de la lutte. Les habitants ont bien rigolé car nous ne bougeons pas comme eux. Nous avons mangé des plats sénégalais, mais par terre, sur une natte.

Quel est leur mode de vie ? Qu’est-ce que tu as remarqué ? Qu’est-ce qui t’as touchée le plus ?

Quand on arrive là-bas, dès le premier coup d'oeil, on est étonné par la pollution. Sur Dakar, il y avait des déchets sur tous les bords de routes. Après, dans le village, on a remarqué la même chose. Il n'y a pas d'électricité de partout et le frigo est rare aussi. Donc, on ne buvait pas de l’eau fraîche. Le soir, on faisait brûler le papier WC dans un puits, car il n’avaient pas de chasse d’eau. Nous sommes allés au Sénégal pendant la période du ramadan, donc il fallait qu'on s'habille d'une certaine manière, notamment vis-à-vis des hommes. Après ce qui m'a fait bizarre au départ c'est que les enfants du village nous suivaient partout où on allait. Ils nous touchaient tout le temps, on voyait qu'ils n'avaient pas l'habitude de voir des gens blancs.

As-tu eu un moment pour visiter ?

Oui, la deuxième semaine de notre voyage, on a surtout visité. Nous avons été dans un champ de cannes à sucre, vers le village. Ensuite, dans la région de Saint Louis, nous avons visité un château  et enfin nous avons été sur l'île de Gorée. Sur cette île, nous avons été dans la « Maison des Esclaves ». Puis nous sommes allés au Lac Rose. Ce lac est rose justement, car il y a beaucoup de sel et quand on se baigne dedans, on flotte. C'était assez drôle.

Quels souvenirs, as-tu emmenés ?

En premier,  je voudrais dire, que le plus important, ce sont mes mémoires. J’ai rencontré des gens pauvres, qui sont heureux de ce qu’ils ont. Ils ont été très aimables avec nous. Ils nous ont animés chaque jour.  Nous avons passé de superbes temps libres avec leurs enfants en jouant au rugby, au foot. Après ce qui nous a fait rire c'est que plein de villageois voulaient se marier avec nous.

En plus, j’ai fait plusieurs photos et j’ai échangé des contacts avec certains professeurs. Ils m’écrivent de temps en temps quelques nouvelles.  Je trouve vraiment sympa que ils aient mis sur le mur, à côté d’une des douze classes mon nom. Comme ça, il y a une partie de moi, qui est restée à Thiago.

Même si j’ai travaillé là-bas, il faut admettre que cette expérience m’a enrichie. Les voyages ouvrent l’esprit comme on le dit souvent.