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VERSION POLONNAISE

Propos recueillis par Gosia BABICKA (basketteuse et... journaliste !)

La profession comme la passion


Dix ans de carrière de basketteur professionnel et vingt-trois en tant qu’entraîneur. Il a commencé en catégorie minimes nationales, puis Ligue Féminine et enfin Pro B Masculins. Cette saison, il est apparu à Roanne. Pourquoi ? Pour un challenge, parce qu'il aime se lancer des défis...

 
Chaudronnier industriel ou technico-commercial, ce ne sont pas des métiers intéressants par rapport au basket. Les diplômes lui ont donné une éducation, mais la réelle satisfaction et la passion il les a trouvées dans le Basketball. « J’ai toujours consacré mon travail aux gamins. Au début je les entraînais et je jouais en même temps. Ensuite, j’ai choisi la première voie».


La plus grande partie de sa carrière, Olivier collaborait  avec des ligues professionnelles masculines. Mais, c'est avec les féminines qu'il a remporté ses plus grands succès.

D’abord, le coach faisait la mise en place d’un Centre Formation à Bourges où il a gagné quatre fois le Championnat de France. Puis, comme entraîneur de l’équipe pro il a obtenu deux titres de Champion d’Hexagone et deux Championnats d’Euroligue.

Le sport apporte des succès mais aussi des défaites. « Je me souviens d’une défaite très douloureuse. C’était la finale d’Euroligue à Ružomberok. On a joué contre les locaux et on a perdu après prolongation. Nous étions extrêmement déçus ». Ceci est la caractéristique du Basketball. On passe très vite de moments agréables, quand on gagne, aux moments pénibles, après des défaites. Alors, il y a beaucoup de frustration et de  déception. Les victoires apportent le bonheur, les défaites trop d’insatisfactions. En plus, dans ce métier, il faut qu’on s’habitue à déménager. C’est un inconvénient surtout pour la famille, car il n’y a pas de stabilité. 

Pourtant ce sport donne plus de plaisir. Le basket est toute sa vie, sa passion : « Ma femme, ex-basketteuse professionnelle, les filles qui apprennent le basket, on parle que de basket. Même si j’entraîne tous les jours, j’adore regarder des matches à la télé ».

D’autres avantages ? « On voyage beaucoup, grâce au basket, j’ai été presque partout dans le monde. J’ai visité de merveilleux endroits en travaillant en même temps ».


L’entraîneur/psychologue

Le coach occupe à la fois le rôle du professeur et celui du psychologue. Comme professeur, il donne un cours de basket, et il prépare les joueuses physiquement. Il y a plein d’éléments à apprendre : la défense, l’attaque en groupe et un contre un, la vision du jeu et la compréhension du jeu.

La partie mentale. C’est le rôle du psychologue. D’un côté, on doit rappeler que chaque joueuse est une personne ; mais cela ne permet pas de faire la différence. Il faut que le formateur connaisse ses joueuses : « Il ne faut pas privilégier quelqu'un au détriment des autres. Tout le monde est important. Mais si je connais bien mentalement les basketteuses je sais comment je peux obtenir leurs meilleures capacités ».


En parlant avec psychologie, selon Olivier, les filles en donnent  plus « Il ne faut pas leur parler fort, leur exprimer de la colère, par contre, toute équipe a besoin de rigueur ».

Certaines joueuses ont moins confiance en elles-mêmes, donc il faut leur montrer, prouver leur capacité. Les basketteuses pensent en premier à l’équipe, elles vont gagner ensemble grâce à la collaboration. Ce qui fait la différence entre les femmes et les hommes c’est la capacité à se  concentrer plus longtemps.

Mais, au niveau physique, elles sont moins résistantes : « La limite de l’entraînement avec des basketteuses est 1 h 45 min et celle avec des garçons est de 3 heures ». D'après Olivier, il y a plus d’individualisme dans une équipe masculine. Ils pensent qu’ils peuvent tout faire. Ainsi, contrairement aux femmes, il faut les arrêter. Une caractéristique typique qui apparaît lors d’une dispute : « Les garçons sont capables de jouer ensemble, même s'ils ne sont pas "copains". Les filles non ».

 
L’entraîneur complet ?


Il est trop modeste pour dire qu’il est l’entraîneur complet.  A son avis, une chose importante dans le basket est la psychologie.

Tous les systèmes sont pareils, donc il faut réfléchir à ce qu’on peut faire pour améliorer la technique individuelle des jeunes. Pour cette raison, il regarde les autres ligues, les équipes et le basket étranger.

Où a-t-il  gagné son expérience ? « J’ai voyagé aux Etats-Unis, j’ai suivi les entraînements et les matches de la ligue WNBA. Mes équipes ont assisté aux matches internationaux. Je trouve qu’internet est une très bonne source d’apprentissage et de connaissance ».

Le coach sait qu’à ce jour, il est mieux qu’il y a dix ans, mais il cherche toujours à s’améliorer : « J’espère qu’à la fin de ma carrière, je pourrai dire que je suis quelqu'un qui connait tout le basket ».


Comment est la basketteuse complète selon lui ? « C’est une joueuse qui a une  grosse culture de jeu. Je pense qu’elle doit être polyvalente, c’est-à-dire qui peut jouer au moins trois postes ». Il pense qu’il est nécessaire d’avoir la capacité d’avoir une  bonne lecture de jeu et d’être capable de scorer.

Au basket, tout élément est important : il faut attaquer en fonction des règles et défendre solidement. A ce moment là, il s’est rappelé la situation rigolote qui s’est passée à Bourges. « Pendant l’entraînement, nous avons pratiqué la défense de zone. Mais une joueuse était toujours en retard. Quand je lui ai demandé pourquoi on défend en zone, elle m’a répondu- pour se reposer ». Ça faisait rire tout le monde, parce qu’il est dit qu’en zone, on est deux fois plus en action !


RCRBF : l’équipe de l’avenir ?


C’est la première fois qu’il travaille avec une équipe de ce niveau. Olivier espère "monter" et gagner plusieurs trophées avec les Pink Ladies. « J’aime bien ce challenge. je n'ai jamais eu l'occasion de participer à un tel projet. En plus j’ai connu les personnes qui dirigent le club. Cela  m’a aidé à prendre la bonne décision ».


Croisons les doigts, supportons l’entraîneur et les filles et... venez nombreux à la Glacière !

A bientôt.

QUESTIONNAIRE

Toujours avant le match : Je n’ai pas de rituel. Par contre j’ai tendance à raconter plus de blagues avant le match, ça me détend.

Jamais avant le match : Stresser mon environnement.

Toujours après le match : Une petite bière

Pendant l’entraînement : Pour stimuler mes joueurs ou joueuses je les mets toujours dans la compétition, dans la mesure du possible. Tous les exercices proposés sont exécutés sous formes de challenges, toujours un gagnant et un, ou des perdants.

Pendant le match : Presque toujours debout, après 2 minutes de jeu

Ce que j’aime le plus au basket : Les matches engagés, physiques.

Ma plus forte qualité au basket : Pas de passe-droit, pas de favoritisme, chacun a sa chance.

Si ce n'est pas le Basketball : Je ne vois pas.
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Version Polonnaise de l'interview...

Celem progres


Przyjechała do Roanne aby zrobić postęp i nabrać doświadczenia jako koszykarka. Ma 21 lat i pochodzi z Paryża, do którego, jak sama mówi, nie tęskni, bo szybko zaaklimatyzowała się w nowym otoczeniu.

 
Swoją przygodę z koszykówką Laura Dimithe rozpoczęła dość późno, bo  kiedy miała 15 lat. Wcześniej jej pasją był… taniec. Koszykarka zawsze lubiła muzykę i ruch, dlatego pewnego dnia wybrała się na kurs tańca. Na początku był to modern jazz, który jednak nie przypadł jej do gustu. Po kilku miesiącach Laura zmieniła styl na swój ulubiony - hip hop. „To był dla mnie bardzo fajny czas, spotykaliśmy się 2-3 razy w tygodniu i przygotowywaliśmy spektakle dla naszej rodziny, znajomych i zaproszonych gości”- mówi.

Skąd zatem pomysł na koszykówkę?

Pewnego razu udała się na mecz koszykówki i została dostrzeżona przez nauczyciela swojej kuzynki. Stwierdził, że ma dobre warunki fizyczne i powinna spróbować swoich sił w tym sporcie. To właśnie on skontaktował ją z trenerem, który zaprosił ją na treningi.

Pierwsze zajęcia były raczej zabawą. Zawodniczka poznawała podstawy, reguły i… spodobało jej się. Wiedziała jednak, że aby robić postępy musi trenować  więcej, ciężej i na wyższym poziomie.  Wtedy właśnie zmieniła drużynę na Coulaines, gdzie występowała w lidze kadetek, National 3, a potem także National 2. W tym czasie Laura zrobiła duży progres –„To dzięki moim trenerom Guillaume Coulbault i Guillaume Godefroy, którzy wierzyli we mnie i pracowali ze mną indywidualnie. Podczas tego okresu zdałam sobie sprawę, że koszykówka to jest to, co chcę robić w przyszłości”.

 
Po dobrym sezonie w Coulaines pojawiła się oferta, ze Szkoły Mistrzostwa Sportowego przy ekstraklasowej drużynie Cavigal Nice Basket. Była to duża szansa dla młodej zawodniczki, ale także duża zmiana. Musiała opuścić swój dom rodzinny i przeprowadzić się na południe Francji, gdzie chodziła do szkoły, trenowała ze swoją, jak i z pierwszą drużyną. Niestety jej pierwszy sezon na Lazurowym Wybrzeżu nie skończył się pomyślnie. Doznała bowiem najgorszej kontuzji dla sportowca- zerwała wiązadła krzyżowe w kolanie. To oznaczało operację i dłuższą przerwę. „ Na początku byłam optymistycznie nastawiona, sezon właśnie się kończył, byłam zatem przekonana, że na początku przyszłych rozgrywek będę gotowa do gry” – przyznaje. Niestety operacja opóźniła się o dwa miesiące, podczas których aby chodzić musiała wspierać się na kulach. Taka sytuacja była niewygodna dla młodej dziewczyny-

Czułam, że tracę czas, zamiast trenować i robić postępy”- zwierza się. Podczas tego okresu zaczęła mieć wątpliwości co do swojej przyszłości. Z jednej strony chciała jak najszybciej przejść rehabilitację i wrócić do gry, z drugiej jednak była sfrustrowana, bo kontuzja nie pozwalała jej normalnie funkcjonować. Na szczęście, jak zawsze, mogła liczyć na wsparcie swojej rodziny, a przede wszystkim brata- „Hervé zawsze mnie motywuje, wierzy we mnie i daje dobre rady”- zauważa. Chęć szybkiego powrotu do zdrowia sprawił, że po przejściu rehabilitacji w centrum medycyny sportowej Laura dołączyła od stycznia tego roku do drużyny w Bretanii. Tam spędziła kilka miesięcy, by w maju pojawić się na testach w Roanne. Po kilku treningach centerka podpisała roczny kontrakt z naszą drużyną. Dlaczego?

Bardzo podoba mi się projekt klubu, jest ambitny, a ja lubię wyzwania! Chciałabym grać jak najwięcej, a  w przyszłym sezonie spróbować swoich sił w lidze National 1” – uśmiecha się.

 
Zawodniczka wie jednak, że koszykówka to nie wszystko, dlatego jednocześnie kształci się w kierunku zarządzania. Kiedy pytam ją o przyszłość przyznaje, że nie zastanawia się nad nią

Żyję trochę z dnia na dzień, idę tam, gdzie mnie wiatr poniesie” - mówi. W tym momencie najważniejszy jest dla niej cel naszej drużyny i na tym najbardziej się skupia.